Leur simulation a dû s’accommoder de nombreuses inconnues sur le nouveau venu, baptisé SARS-CoV-2, notamment sur le niveau et la durée de l’immunité acquise par une personne contaminée. « Une mesure ponctuelle de distanciation sociale sera probablement insuffisante pour que l’incidence de SARS-CoV-2 reste dans les limites de la capacité des services de réanimation aux États-Unis », a résumé l’un des auteurs, Stephen Kissler, dans une conférence téléphonique mardi avec des journalistes.

Une équipe de la prestigieuse université de Harvard a modélisé la pandémie de Covid-19, la maladie causée par le virus, en partant de l’hypothèse qu’elle serait saisonnière comme d’autres virus de la même famille, dont des coronavirus responsables du rhume, qui aiment l’hiver.

Leur simulation a dû s’accommoder de nombreuses inconnues sur le nouveau venu, baptisé SARS-CoV-2, notamment sur le niveau et la durée de l’immunité acquise par une personne contaminée. « Une mesure ponctuelle de distanciation sociale sera probablement insuffisante pour que l’incidence de SARS-CoV-2 reste dans les limites de la capacité des services de réanimation aux États-Unis », a résumé l’un des auteurs, Stephen Kissler, dans une conférence téléphonique mardi avec des journalistes.

Leur simulation a dû s’accommoder de nombreuses inconnues sur le nouveau venu, baptisé SARS-CoV-2, notamment sur le niveau et la durée de l’immunité acquise par une personne contaminée. « Une mesure ponctuelle de distanciation sociale sera probablement insuffisante pour que l’incidence de SARS-CoV-2 reste dans les limites de la capacité des services de réanimation aux États-Unis », a résumé l’un des auteurs, Stephen Kissler, dans une conférence téléphonique mardi avec des journalistes.

Osciller entre confinement et ouverture
« En l’absence de traitements, des périodes intermittentes de distanciation sociale seront sans doute nécessaires », a-t-il dit. La durée et le degré de confinement pourront être réduits quand des traitements efficaces ou un vaccin auront été découverts. D’ici là, il faudra osciller entre confinement et ouverture afin de prévenir une nouvelle vague et permettre aux systèmes de santé de dégonfler leurs services de réanimation.

Construire l’immunité collective
Marc Lipsitch, professeur d’épidémiologie, explique qu’en acceptant des périodes de contaminations plus élevées, pendant les déconfinements épisodiques, le virus va inévitablement contaminer une proportion croissante de la population (idéalement, les plus jeunes et moins vulnérables, qui risquent moins d’en mourir).

Cela rendra plus de gens malades, mais présentera l’avantage de construire progressivement l’immunité collective de la population, c’est-à-dire le niveau à partir duquel il n’y aura plus assez de gens susceptibles d’être contaminés pour que le virus continue à circuler.

Trop de confinement, à l’inverse, empêcherait de bâtir cette immunité collective, ont simulé les chercheurs, qui en concluent que l’approche la plus efficace est le maintien intermittent de mesures de distanciation sociale (confinement, fermeture des écoles et entreprises…).

Immunité courte ou longue ?
On ignore encore si les gens contaminés développeront une immunité courte ou longue. Pour des virus cousins, comme ceux du rhume, l’immunité s’érode au bout d’un an. Pour le SRAS, elle est longue.

Une chose est quasi sûre, selon les auteurs de l’étude : le nouveau coronavirus ne va pas disparaître du jour au lendemain. Il est improbable, selon eux, que l’immunité soit assez forte et assez durable pour que le coronavirus disparaisse à la fin de la première vague que nous traversons en ce moment (contrairement au SRAS de 2002-2003).