Liam Porr, un étudiant en informatique de l’Université de Berkeley en Californie, s’est servi du modèle d’intelligence artificielle GPT-3, lancé par Open AI en version bêta privée le 11 juillet dernier
agosto 23, 2020

Open AI en version bêta privée le 11 juillet dernier

Por MARQUETINGDECONTINGUTS

Liam Porr, un étudiant en informatique de l’Université de Berkeley en Californie, s’est servi du modèle d’intelligence artificielle GPT-3, lancé par Open AI en version bêta privée le 11 juillet dernier, pour écrire de faux articles de blog. L’un d’eux, intitulez-Vous vous sentez improductifs ? Peut-être que vous devriez arrêter de trop réfléchir, a réussi la performance de se classer en tête de l’agrégateur d’informations Hacker News fin juillet 2020. Selon la MIT Technology Review à laquelle il s’est confié, l’étudiant voulait montrer que l’intelligence artificielle pouvait se faire passer pour un écrivain humain.

Liam Porr, un étudiant en informatique de l’Université de Berkeley en Californie, s’est servi du modèle d’intelligence artificielle GPT-3, lancé par Open AI en version bêta privée le 11 juillet dernier

L’expérience s’est révélée simple et rapide : Liam Porr a seulement eu besoin d’écrire un script à exécuter par l’intelligence artificielle. En lui fournissant le titre et l’introduction de chaque billet de blog, sur le modèle des articles publiés sur Medium et Hacker News et à partir d’une catégorie de blog populaire comme la productivité, GPT-3 a généré le texte complet. L’expérience a été reproduite sur une dizaine de publications. Les textes publiés par Liam Porr à partir des versions générées par l’IA ont attiré plus de 26 000 visiteurs en deux semaines.

Qu’est-ce que GPT-3, l’IA développée par Open AI ?
Il s’agit de la troisième version logicielle du générateur de texte créé par la société Open AI, fondée par Elon Musk en 2015. Elle est destinée à imiter la capacité humaine à écrire. La particularité de cette intelligence artificielle : elle s’est entraînée à partir d’un immense corpus de textes, le plus grand jamais enregistré, issu du web et de livres numérisés. L’intégralité des ressources de Wikipédia en anglais, qui représente 6 millions d’articles, ne constituerait que 0,6 % des données ayant permis à l’IA de s’entraîner.

Quels types de textes peut générer GPT-3 ?
En tant que modèle linguistique, animé par un réseau neuronal de type « transformateur », GPT-3 peut revêtir différents rôles : traducteur, poète, auteur… et même programmeur. L’IA d’Open AI à plus d’un tour dans son sac. Sortie en version bêta privée, des chercheurs ont ainsi pu la tester en générant de nombreux types de textes différents :

des ouvrages de fiction, des essais ou de la poésie,
des articles scientifiques,
des diagnostics médicaux,
des recettes de cuisine,
des paroles de chanson,
des tweets,
un chatbot qui faisait dialoguer des personnages historiques,
des manuels d’informatique,
des lignes de code en HTML ou dans d’autres langages de programmation…
GPT-3 peut comprendre les interrogations en langage naturel, mais il est aussi capable de générer des réponses argumentées et correctes du point de vue de l’orthographe et de la grammaire. Il pourrait ainsi faciliter l’exécution de tâches spécifiques et répétitives de certains métiers, comme la rédaction de documents légaux par les juristes, qui se présentent toujours sur la même structure et contiennent le même champ sémantique. Seul bémol : selon Liam Porr, l’expérience conduite sur GPT-3 a montré que l’IA pourrait générer de nombreux articles de type clickbait, ce qui appauvrirait la production de contenus en ligne.

GPT-3, une IA prête pour la commercialisation ?
Alors que de nombreux scientifiques ont pu partager sur les réseaux sociaux les réussites spectaculaires de l’IA, cette dernière a également apporté de nombreuses réponses farfelues voire dangereuses au cours des derniers tests. « L’IA va changer le monde, mais GPT-3 n’est qu’un aperçu très précoce. Nous avons encore beaucoup à découvrir », a ainsi tenu à nuancer Sam Altman, le CEO d’OpenAI.

Si GPT-3 est le fruit d’un apprentissage automatique réalisé à partir d’un très grand nombre de textes accessibles en ligne, comme toute IA, il est également victime des biais induits par les humains qui ont écrit ces publications. Certaines de ces productions ont ainsi pu être dotés de connotations racistes, antisémites ou misogynes. Jerome Pesenti, le responsable de l’IA chez Facebook, a partagé quelques exemples de réponses générées par GPT-3 à partir des termes suivants : juif, noir, femme ou holocauste.

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